Tranche de vie

← Retour au journal

juillet 2016

A. T'y crois ?

Un gars de ma classe est mort il y a deux semaines. Chute fatale. J'vais mal. Retour de colo aujourd'hui. Cet événement à plombé mon séjour. Stress. Fatigue. Beaucoup de boulot. J'attendais a une semaine tranquille mais en fait j'avais un max de trucs à faire, des gosses à garder, du ménage à faire. Et y'avait A. J'voulais être forte, ne pas penser à ce sentiment partagé. J'y suis arrivée. Presque. J'l'adors ce gars... J'y peux rien. Mais est ce que je l'aime bien, ou je l'aime...bien ? J'en sais rien... J'ai juste besoin d'un calin... (...)

Avec toi.

Avec toi, tout est si simple. T’es drôle, amusant, pas prise de tête. Quand je te vois, je suis heureuse. Juste heureuse. Même lorsque je n’ai pas le sourire, tu me l’apportes. Toujours. Heureuse. Avec toi, tout est si simple. On peut se parler de n’importe quoi. On peut partir très loin. Je pourrais t’écouter raconter de la merde toute une vie. Je pourrais t’écouter jouer toute une vie si c’était possible. Tu joues si bien… Avec toi, tout est si compliqué. Je ne te dis pas tout. Parce que ce n’est pas nécessaire. Ou peut être que si… Tu ne sais pas à (...)

Vie injuste.

Il était là. Devant moi. Deux rangées de tables devant. Une chaise à gauche. La main levée. Prêt à poser une question. Il a eu son diplôme. Comme tout le monde. Il a eu son acceptation en ecole d’ingé. Comme tout le monde. Il a tout eu. Plus que tout le monde. Parce qu’il était doué. Et il est tombé. Et il n’étai plus là. Devant moi. Deux rangées de tables devant. Parce que la vie est injuste. Parce que personne n’a jamais ce qu’il veut. Parce que c’est ainsi. On nait, on vit, on meurt. Les dates ne sont pas fixées. Elles nous tombent dessus. D’un coup. (...)

Erreur.

C’était l’après midi. On sortait de la piscine. On était fatigué. On a fait un chifoumi. J’ai perdu. Il est monté dans la voiture. J’ai mis mes chaussures. Je marchais devant. Elle me répétait d’avancer. J’étais fatiguée. Alors je ne me suis pas arrêter. Les enfants suivaient… Sauf trois. Le groupe s’est allongé. Ils ont tourné. Personne n’a rien vu. Ils se sont perdus. Ils ont eu peur. Elle l’a porté. Elle est tombée. Elle n’aurait pas du. Ils n’auraient pas du se perdre. Je n’aurais pas du continuer de marcher. J’aurais du m’arrêter. (...)

Repos.

La vie est une chose compliquée. Les sentiments, les émotions, encore plus. Même le plus grand des scientifiques serait incapable de comprendre ce qui se passe dans le cœur et la tête de chaque être humains sur cette terre. A. Je l’adore. Et il n’y a pas de mot pour décrire ça. Seul mon cœur et mon esprit savent. Ca me tue. Mais c’est ce qui me fait vivre. Je t’aime d’une amitié à m’en tuer. Au delà de toutes nos ambigüités. Au delà de tout nos délires. J’ai envie de t’aimer. Mais j’ai peur de ce que cela représente. Cette émotion indéchiffrable. (...)

Plus limpide.

Je te regarde. Ta cigarette a la main, tu souris. Je t’imite. Parce que tes cheveux me font rire. T’es beau. T’es jeune, pas mon genre. Mais t’es beau. Il fait nuit, mais je sais que tes yeux noirs m’observent quand je détourne le regard. Je relève la tête. Clin d’œil. A gauche, on me donne un coup de coude. Il n’y a plus de bière. Je me lève. M’éloigne. La musique est moins forte de ce coté du jardin. Il fait frai. Un vent léger souffle sur ma peau. Cheveux dans la bouche. Je pose ma bouteille à moitié entamée et les attache en chignon flou. Quelqu’un arrive (...)